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A LA UNE

CI-MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DU DÉVELOPPEMENT RURAL/6È ÉDITION DE LA JOURNÉE NATIONALE DU CACAO ET DU CHOCOLAT(JNCC) :DISCOURS DU MINISTRE KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI

Je voudrais au nom du Premier Ministre, SEM Amadou Gon Coulibaly, vous exprimer toute ma gratitude et mes félicitations, pour l’organisation parfaite de ces assises.

Permettez-moi de saluer et remercier, les vaillantes et les vaillants Exploitants Agricoles, producteurs de cacao qui, chaque jour que Dieu fait, ne ménagent aucun effort à produire du cacao en quantité et en qualité.

En votre qualité de maillon essentiel de la chaîne de valeur de la Filière Café-Cacao, l’Etat de Côte d’Ivoire et tous les autres acteurs de ladite filière, se doivent de vous magnifier et vous témoigner toute la reconnaissance de la Nation. C’est tout le sens des présentes Journées, qui se veulent à la fois festives et studieuses.

Mesdames et Messieurs,

L’ouverture de cette sixième édition des Journées Nationales du Cacao et du Chocolat m’offre l’agréable opportunité de saluer, une fois de plus, la grande vision de  SEM Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, pour le monde agricole. En effet, les multiples actions et initiatives entreprises par le Chef de l’Etat depuis 2012 ont permis à notre Agriculture, non seulement d’afficher des performances records dans tous les domaines, mais également de procurer des revenus substantiels à tous les acteurs du secteur afin d’améliorer sur la durée, les conditions de vie de nos braves paysans en général et des acteurs de la filière Cacao en particulier.

Sachez Mesdames et Messieurs, que le vœu le plus cher de SEM le Président de la République, c’est de faire en sorte que les paysans reçoivent une plus juste rétribution de leur travail et qu’ils puissent vivre plus dignement.

Pour le monde agricole, le Président Alassane Ouattara se bat chaque jour, il est sur tous les fronts, il est le premier avocat défenseur des droits et des intérêts des producteurs.

Le Chef de l’Etat sait les immenses efforts que vous consentez chaque jour, pour permettre à la Côte d’Ivoire de tenir son rang de premier producteur mondial de cacao. C’est pour lui donc, un devoir de regarder avec une attention soutenue et de promouvoir tout ce qui pourrait concourir à votre épanouissement et à votre bien-être.

Je voudrais ensuite saluer la présence distinguée de tous les acteurs de la filière Cacao, des Partenaires Techniques et Financiers, des délégations venues des pays amis producteurs de cacao.

Qu’il me soit permis également, d’adresser, au nom du Premier Ministre, SEM Amadou Gon Coulibaly, mes vives félicitations aux responsables du Conseil Café Cacao, en particulier, à Monsieur le Président du Conseil d’Administration, Monsieur le Ministre Lambert Kouassi Konan et à Monsieur le Directeur Général Yves Koné, pour le travail remarquable et acharné qu’ils abattent d’année en année, pour traduire en actes concrets, la vision du Chef de l’Etat.

Félicitations à vous Monsieur le Président du Conseil d’Administration, félicitations à vous Monsieur le Directeur Général, félicitations à toutes vos équipes ! Et je voudrais vous exhorter, au nom du Premier Ministre, à toujours maintenir haut le flambeau du Cacao dans les performances économiques de la Côte d’Ivoire.

Mesdames et Messieurs,

La Journée Nationale du Cacao et du Chocolat est aussi l’occasion de faire un bilan et nous pouvons noter avec satisfaction qu’après sept (7) années de mise en œuvre de la grande réforme agricole, le revenu du producteur, en ce qui concerne le Cacao connaît une nette amélioration, en dépit des aléas du marché international.

Le Gouvernement, sur instruction du Président de la République, a engagé des mesures urgentes afin de répondre efficacement à ce nouveau défi de la filière. D’importants chantiers sont ouverts mais de nombreux défis restent cependant à relever afin de consolider les acquis obtenus et assurer le développement durable de la filière.

Les chantiers ouverts portent sur la transformation du cacao afin d’accroitre la valeur ajoutée dans la chaîne des valeurs de la Filière du cacao, la lutte contre la maladie SWOLLEN SHOOT du cacaoyer et la recherche d’une stratégie commune entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, en vue de mieux coordonner leurs actions de commercialisation du cacao.

Notre ambition est la transformation locale de la production nationale de cacao afin d’y apporter une plus-value, car notre pays, avec plus de 40% de l’offre mondiale de fèves de cacao, ne transforme pour l’instant que 33% de sa production.

Pour atteindre cet objectif, le Gouvernement a pris des dispositions en vue d’améliorer la compétitivité des entreprises de broyage et de promouvoir les investissements privés ; il s’agit entre autres :

-      D’un cadre de concertation qui a été créé entre les différents acteurs de la filière (création d’une plateforme d’échange sur les préoccupations relatives à la compétitivité des industriels) ;

-      Des mesures incitatives pour permettre aux opérateurs installés d’être au plein emploi de leur capacité de transformation ;

-      Des facilités ou des arrangements fiscaux accordés aux unités industrielles de broyage de cacao ;

-      la réservation d’une proportion des droits d’exportation à ces unités, au cours de chaque campagne intermédiaire.

Par ailleurs, les discussions en cours avec nos partenaires financiers, en particulier la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement, devraient permettre de mobiliser beaucoup plus de ressources additionnelles, en vue d’accompagner le secteur privé dans la réalisation de l’objectif gouvernemental.

Ainsi, sont en cours d’élaboration, des programmes d’investissements visant la création d’une agropole dédiée au café et au cacao pour accompagner les PME-PMI, l’amélioration des pistes de dessertes agricoles, la facilitation des opérations portuaires et la poursuite des efforts d’assainissement du cadre des affaires, en vue de renforcer la compétitivité des industries.

L’éradication de la maladie du SWOLLEN SHOOT du cacaoyer est, également, une priorité. A cet effet, le programme d’intensification de la lutte d’un coût de 22 milliards de FCFA sur trois ans, a été lancé depuis janvier 2018. L’objectif étant d’arracher 100 000 ha du verger infecté.

Les discussions avec le Ghana ont permis de faire des avancées indéniables. L’adoption par les deux pays du principe du prix plancher, indexé sur la recherche d’un revenu décent au profit des producteurs de cacao et leurs familles, est une révolution majeure dans le commerce équitable que nous recherchons tous.

J’en appelle donc à la responsabilité des acteurs de la chaîne de valeur à s’engager résolument pour le soutien de ce mécanisme, si nous voulons que la Filière cacao demeure durable.

C’est pourquoi, nous nous réjouissons du choix du thème de cette édition de la Journée Nationale du Cacao et du Chocolat, qui met un point d’honneur sur les enjeux du revenu décent pour le producteur de cacao.

En effet, si l’émergence est un train, le secteur Agricole en est la locomotive et la filière Cacao le moteur de ladite locomotive.

Mesdames et Messieurs,

Des défis et non des moindres, nous imposent d’œuvrer avec acharnement à lever les obstacles au développement de la filière. En ce qui concerne les défis, j’en citerai trois :

Le premier défi concerne la poursuite des efforts d’amélioration de la productivité avec un accent particulier sur la recherche d’innovations technologiques et sur l’éradication de la maladie du SWOLLEN SHOOT. Cette maladie constitue une menace réelle pour la production cacaoyère. Nous invitons l’ensemble de nos Partenaires à soutenir la réalisation de ce programme.

Le deuxième défi porte sur la recherche de solutions et la mise en œuvre d’actions concrètes, pour la réduction des effets négatifs du changement climatique et les adaptations au dérèglement climatique.

En effet, les effets du changement climatique sur le verger, avec pour corollaire la non maîtrise de la production et la pullulation d’insectes nuisibles, constituent une véritable menace sur la durabilité de l’économie cacaoyère. C’est à juste titre que je salue l’Initiative Cacao Forêt portée par l’industrie afin de promouvoir l’agro-foresterie.

De même, le recensement en cours des producteurs et de leurs vergers, nous permettra de disposer de données fiables. En outre, il garantira une meilleure planification du développement de la filière, avec la mise en place d’un système de traçabilité sur toute la chaine d’approvisionnement. Ceci nous permettra d’éradiquer totalement le phénomène du travail des enfants dans la cacao-culture.

Je voudrais, à ce propos, saluer les efforts inlassables de la Première Dame, Mme Dominique Ouattara, qui vient d’engager une mission offensive à Washington sur le repositionnement de l’image du cacao ivoirien.

Le troisième défi porte sur la question des revenus des producteurs. Vous conviendriez avec nous, que si nous voulons maintenir l’intérêt des producteurs et susciter les jeunes à continuer à entreprendre les activités de productions de cacao de bonne qualité, nécessaires pour approvisionner les unités des industries chocolatières, il nous faut courageusement adresser la question des revenus des producteurs.

En effet, la garantie d’un niveau de revenu permettra aux producteurs de cacao de satisfaire leurs besoins essentiels, et d’investir dans leurs exploitations. En outre, s’il est certes important d’assurer l’accroissement de la productivité, il est tout aussi indispensable de déterminer, en cas de chutes prononcées et durables des prix, des mécanismes permettant aux producteurs de se maintenir dans l’activité.

 

Mesdames et Messieurs,

Je ne saurai terminer mon adresse sans féliciter, au nom du Premier Ministre, les lauréats primés ce jour et les encourager à poursuivre leurs efforts, afin d’améliorer davantage leur performance qui leur a valu la reconnaissance de la nation.

Je les invite et à travers eux, tous les producteurs ainsi que tous les autres acteurs de la filière, à donner le meilleur d’eux-mêmes, en vue d’une filière cacao ivoirienne performante et compétitive ; l'enjeu étant de faire ensemble tout ce qui est possible pour bâtir un avenir  plus prospère, plus durable et plus juste pour l’ensemble des acteurs de la filière cacao pour une Côte d’Ivoire émergente.

C’est sur cette note d’encouragement que je voudrais terminer mon propos, et déclarer, au nom du Premier Ministre, ouverte, la sixième édition des Journées Nationales du Cacao et du Chocolat.

Je vous remercie de votre aimable attention.

 


sercom
30 Sep 2019 22:10



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