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CULTURE : Interviews

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CI-VIIIÈME JEUX DE LA FRANCOPHONIE/ THIERRY TA (COUTURIER, STYLISTE-MODÉLISTE) : " LA MODE EST ÉMERGENTE EN CÔTE D'IVOIRE "

Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire abrite depuis le 21 juillet dernier, les VIIIème Jeux de la Francophonie. Outre, le sport, des couturiers stylistes-modélistes sont aussi présents à ce rendez-vous de pays qui se partagent l’usage de la langue française. Thierry TA est un exemple. En effet, à son stand du Palais de la Culture d’Abidjan-Treichville, il présente sa collection innovatrice de "chemises tee-shirts", à cette occasion. Entretien.

 

Lamediane.com: Qui est Thierry TA ?

 

Thierry Ta : Thierry Ta est mon nom d'artiste. A l’État civil, je m’appelle Tapsoba Flavien Jean-Thierry. Je suis originaire de la République du Burkina-Faso. Cependant, je vis en Côte d'Ivoire depuis belle lurette. Ce nom d'artiste que je porte m'a été conseillé par un ami journaliste. Car j'étais en quête d'un mon qui impacte, vu que mon style vestimentaire est mixe (homme/femme). C'est dans cette optique que j'ai trouvé judicieux et accepté la proposition de cet ami.

 

Lamediane.com: Thierry Ta, c'est combien d’années d’expériences?

 

TT: ça fait beaucoup d'années, voire 17 ans. Je me rappelle que c'est à la veille de mon entrée à l'université, en 2000 que j'ai été approché par des couturiers souhaitant leur embauche. Car ils avaient été séduits par mon style vestimentaire.

 

Lamediane.com : Qu'est ce qui justifie votre présence à ces VIIIème Jeux de la Francophonie?

 

TT : Ma présence aux VIIIème Jeux de la Francophonie trouve sa raison dans ma volonté de  présenter au grand public et particulièrement aux sportifs, ma nouvelle collection spéciale de "chemises tee-shirts". Lesquels vêtements se portent comme les tee-shirts ou polo. Ces habits vont permettre aux sportifs de se sentir à l'aise, aux moments de pause. Ces chemises laissent obligatoirement penser à des tee-shirts d'où l’appellation de "chemise Tee-shirt." Les nombreuses couleurs symbolisent les Etats de la Francophonie qui en regroupent plusieurs.

 

Lamediane.com : Thierry Ta, parlez-nous de votre défilé de mode qui a été reporté. Qu'en est-il exactement

 

TT : Vous le saviez : "on ne peut pas cacher le soleil avec la main." Le défilé était effectivement prévu pour le 22 juillet. Mais l'association des couturiers et modélistes de Côte d'Ivoire a dit être responsable de toutes manifestations à caractère mode, selon leur partenariat avec les organisateurs des  VIIIème Jeux de la Francophonie. Ainsi, ce vendredi 28 juillet, ils ont prévu deux défilés éclatés pour moi. L'un, au Palais de la Culture, à 19h30 et l'autre à l'Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS) à Abidjan-Marcory, à 21h. J'invite donc le grand public à être présent à ces deux défilés.

 

Lamediane.com  : Quelle est votre vision de la mode en Côte d'Ivoire

 

TT : Pour moi, la mode est émergente en Côte d'Ivoire, c'est pourquoi moi Thierry Ta j’innove toujours et cette capacité m'est intrinsèque.

Lamediane.com : Quels sont vos rapports avec les autres stylistes ?

 

TT : Tout se passe à merveille, seulement que je préfère travailler beaucoup dans l'ombre et me révéler au grand jour d’où ma présence à ces VIIIème  Jeux de la Francophonie. 

 

Lamediane.com  : Votre mot de fin ?

 

TT: J’invite tout simplement les Ivoiriens à mes deux défilés éclatés de la mode que je tiens ce vendredi 28 juillet. Il aura également des tuniques exceptionnelles dont pourront s’approprier les musulmans comme les chrétiens aussi. 

 


D.GLOVER
27 Jul 2017 22:55




LOUKOU THOMAS (ARTISTE-CHANTEUR) : "JE ME VEUX UNIVERSEL"

 

Artiste-chanteur ivoirien, Loukou Thomas est sorti des sentiers battus : il ne s’inscrit dans aucun créneau musical. La variété est pour lui, la voie, la mieux indiquée pour s’exprimer. S’ouvrant à nous, il décrie des tares qui minent le show-business de son pays. Mieux, il propose des pistes de management pour ce milieu et éclaire ses fans et mélomanes. Entretien.

 Lamediane.com : Tu as à ce jour un nouvel opus sous la main. Qu’est-ce qui  justifie ton  silence qui a longtemps maintenu tes fans sur leur soif ?

Loukou Thomas : Je voudrais rappeler que ma dernière production date de quatre ans. J’avais sorti un maxi single de trois titres pour tester mon aptitude à pouvoir satisfaire encore les mélomanes. Après ce passage, j’ai décidé de rentrer en studio pour travailler à nouveau. Le résultat, c’est ce CD, baptisé "mature" qui est prêt à sortir, à ce jour.

 Lamediane.com : Dans quel genre musical, Loukou Thomas s’insère-t-il dans sa carrière ?

LK : En terme technique, je dirais la "world music", c’est-à-dire la variété. Artistiquement, je fais de la variété. Je me veux universel. Je chante tout ce qui me vient dans ma tête comme inspiration. C’est ce que malheureusement, les autres ne savent pas faire. C’est en évoluant dans tous les créneaux musicaux que je peux m’exprimer pour toucher et mes fans et tous les mélomanes du monde entier, je crois.

Lamediane.com : Quel est ton regard sur la piraterie qui va sans cesse grandissante en Côte d’Ivoire particulièrement et de façon générale en Afrique ?

LK : A ce jour, ce fléau existe sous deux formes, en ces temps. La piraterie concernant le support (CD, aujourd’hui) on peut la combattre. Cependant, la seconde forme qui grandit encore et qui est dangereuse, c’est celle par laquelle, les jeunes gens s’adonnent à cœur joie, maintenant : un "faux Loukou Thomas" s’annonce dans une localité reculée où ce voyou sait que les populations en cet endroit ne me connaissent pas physiquement si ce n’est ma voix enregistrée sur un quelconque support. Ce dernier va tromper les populations et en plus nombreux d’entre eux, à l’occasion, posent des actes malveillants.

Lamediane.com : Les artistes et leur staff managérial combattent-ils, cette malhonnêteté ?

LK : Si nous sommes par exemple, à Konanmoukro, chez moi, dans mon village, où tout le monde me connaît et puis un certain Loukou Thomas se présente, c’est simple : on ne le laissera pas passer sur scène. Il va même sans doute surseoir à sa tentative, ce jour-là ! Il en sera ainsi là où je suis déjà passé pour prester. Cependant, ce dernier réussira à tromper les gens là où, ils ne m’ont jamais vu ! Dans ce cas précis, je ne pense pas qu’un combat soit possible de la part des artistes.  

Lamediane.com : N’est-il pas possible de confectionner un vidéo-clip diffusé à outrance sur la seule et unique télévision de Côte d’Ivoire pour faire connaître ton image par la quasi-totalité des populations de ton pays ?

LK : Il faut le reconnaître, le phénomène de la doublure a été facilité par nous-mêmes, les artistes. A commencer par moi-même qui est au nombre de ceux qui n’ont jamais fait de clip-vidéo. Par ailleurs, je voudrais profiter de l’occasion pour dire que toute âme généreuse qui voudrait me donner un coup de main en produisant un clip-vidéo de mon nouveau CD qui sort bientôt, est la bienvenue.

Lamediane.com : En matière de show-biz, l’intervention d’âme généreuse dans la gestion de la carrière artistique tue, dit-on, l’aspect professionnel qu’exige la profession. As-tu depuis, la sortie de ton titre "sramblé" qui a emballé plus d’un mélomane essayé de mettre un staff managérial autour de toi, dans le souci d’être plus ambitieux ?

LK : C’est bien malheureux ! Voyons, en Côte d’Ivoire, j’ai personnellement constaté que les gens ne sont pas prêts à apporter un coup de main aux plus faibles de notre société. Particulièrement dans notre milieu artistique, c’est quand l’artiste "mousse" comme on le dit chez nous ici, au pays que les gens s’affairent à créer une structure autour lui. A ce jour, lorsqu’on va parler de Loukou Thomas aux gens qui ont des moyens, j’allais dire conséquents pour investir dans le domaine de l’art, personne ne sera motivé. Pour eux, Loukou Thomas,"c’est qui pour qu’il ait une structure qui soit en train de gérer sa carrière ?" C’est la grande question ça ! Il n’y aura personne pour le moment, je suis convaincu ! Il faut par moments comprendre qu’il faut prendre la pierre noire pour la transformer en diamant. Quand un artiste n’est pas connu et que tu l’aimes bien, si tu as des possibilités financières pour le faire connaître, le faire valoir… il faut le faire sans hésiter. 

Lamediane.com : As-tu personnellement entrepris des démarches dans le but de composer un staff pour gérer ta carrière ?

LK : Il y a un problème qui revient de façon très récurrente. Des personnes se manifestent mais, avec des conditions dont la plus délicate consiste à changer de créneau musical. Par exemple, quelqu’un te dit : "Je veux bien t’aider mais, est-ce que tu ne peux pas faire du coupé décalé ? Est-ce que ?  Est-ce que ?...". C’est comme un homme à qui Dieu à donner savoir-faire et on lui dit, fais autre chose parce que c’est ça la tendance. Il faut laisser l’artiste s’exprimer, parce que ce que nous faisons est une œuvre d’esprit. Pour rappeler que dans l’histoire du coupé décalé, Douk saga, son "dépositaire" n’est pas tombé du ciel ! A n’en point douter, un boulot a été abattu au niveau de Paris avec David Morceau qui a cru en l’artiste Douk Saga. C’est n’est que le résultat que nous avions connu ici, sous les tropiques. Chez nous ici, tu dois évoluer seul et c’est dans ton éclosion que les gens arrivent à toi.

Lamediane.com : Partages-tu le point de vue selon lequel, il n’y a pas de professionnels aguerris dans le domaine du show-biz, en Côte d’Ivoire ?

LK : Oui, je le partage. Et c’est même plus que vrai ! A ce jour, dans mon pays si on veut parler de professionnels dans le show-biz qui peuvent apporter quelque chose à la jeunesse, je ne citerai que trois ou quatre noms ! Les autres ne sont que des mangeurs…ils ne sont pas prêts à investir sur un artiste, même relativement connu des mélomanes pour le grandir !  A plus forte raison, pour un artiste peu connu. Ils le feront plutôt pour quelqu’un ou un groupe qui est déjà connu.  Prenons le cas du groupe Magic Système. Des gens viennent à ce groupe pour  supplier les membres, ne serait-ce que pour faire leurs photos, même quand ils sont couchés en train de se reposer dans un endroit paisible, en plein air. La raison est simple : ce groupe, sans exagérer est mondialement connu ! Je suis désolé, parce que je suis obligé de citer des noms comme Joseph Niamkey, David Morceau, le frère Angelo Kabila, lorsque ces messieurs voient un artiste presté, tout de suite, ils détectent qu’ils peuvent faire de lui un grand artiste. Les autres, on ne les voit pas. Ce qu’ils font, c’est qu’une fois en boîte de nuit, ils dansent le morceau d’un artiste et tout de suite, ils se disent : "celui-là, c’est un artiste d’avenir." C’est n’est pas ça ! L’artiste ce n’est pas seulement quand pour une seule sortie de CD, où il connaît du coup un succès populaire ! Il ne doit pas s’arrêter à cette production là ! Le producteur doit vendre son artiste durant toute sa carrière. L’artiste, je voudrais le rappeler, n’est pas là seulement pour les night-clubs, les funérailles, les maquis…il faut qu’il aille dans les grands festivals de continent en continent pour gagner en notoriété afin de conquérir le monde !

Lamediane.com : Peux-tu présenter ton prochain CD aux mélomanes, maintenant ?

LK : Il comporte dix titres en tout. Sept nouvelles compositions avec les trois titres de mon maxi-single et sramblé…un album qui a été réalisé sous la direction artistique et des arrangements du vieux briscard, N’Guessan Santa, que je salue au passage, ce très grand musicien de la place qui m’avait aidé. Il m’avait permis de m’exprimer dans le cercle des artistes-chanteurs de la place. En effet, c’est lui qui avait produit ma toute première œuvre musicale. Je n’oublie pas M. Jacques Kanga qui m’aurait aidé jusque-là, s’il avait plus de possibilités financières. Je pense que s’il y a des gens comme cet homme sur mon chemin, le petit Loukou Thomas que je suis deviendra grand, un jour.

Lamediane.com : A quand la sortie officielle de ton nouveau CD ?

LK : La semaine prochaine. Les Jaquettes sont prêtes et nous allons procéder rapidement à cette sortie pour réduire un peu les multiples appels téléphoniques de mélomanes qui veulent se procurer ce CD. 


Bruno Kouassi
01 Apr 2016 07:34




BIZO (ARTISTE-CHANTEUR, MUSICIEN, PEINTRE) : "LE CRATEUR MA FAIT DON DE PLUSIEURS MTIERS DANS LE DOMAINE DE LART"

Jeune, familier, jovial… Yapoga Odi Athanase dit Bizo a plusieurs cordes à son arc dans le domaine de l’art. Chanteur, batteur, percussionniste, peintre-décorateur, coiffeur, il vit à Sakassou. A présent, ce garçon n’attend qu’une bonne volonté se décide d’assurer la production de sa première œuvre discographique. En ce moment, il vit, dit-il, de peinture et de petites prestations musicales dans la cité royale de Sakassou, siège du royaume Baoulé.

Lamediane.com : Qui es Bizo et quel est ton nom à l’état civil ?

Bizo : Je suis Yapoga Odi Athanase, à l’état civil, Bizo pour les intimes et comme nom d’artiste. Je suis né le 10 août en 1986, à Iro-Lamé (Ayama). Je suis un jeune ivoirien. Plus jeune, j’ai commencé à coiffer et en 2004, j’ai été apprenti de "gbaka" et par les amis qui me conseillaient de chanter parce que j’ai une belle voix. Insistant chaque jour, alors, j’avais décidé de m’y mettre, un jour. Mais, déjà plus petit je dansais et jouais à la batterie et donc pour je pense que sans le savoir j’avais des prédispositions pour faire de la musique.

Lamediane.com : Comment es-tu arrivé à la décoration ?

Bizo : En 2013, j’étais en train de décorer mon tee-shirt en y écrivant mon nom. Un ami qui était venu me voir est étonné. Je n’avais jamais fait de décoration au préalable. C’est cet ami qui m’a encouragé à poursuivre dans ce domaine. C’est partant de ce même matin que ma vocation de décorateur a été révélée à moi-même et à mon entourage immédiat. J’ai commencé au quotidien à décorer sur plusieurs surfaces. A Sakassou, où je vis à présent, les gens ont eu confiance à moi et me confiaient des travaux de décoration sur des murs, des maillots d’équipes de la ville, etc. C’est donc de cette façon que je me suis retrouvé dans la décoration. Je remercie le Créateur de m’avoir fait don de plusieurs métiers dans le domaine de l’art. Sachez que je n’ai jamais eu de maître de tout ce que je fais à ce jour.

Lamediane.com : Quelle est ton histoire de la chanson ?

Bizo : Nous avons un groupe de vocalistes pour animer à toutes les occasions festives comme funèbres à Sakassou. Chacun dans le groupe est compositeur et chanteur. Ce sont mes amis qui m’ont dit que je chante mieux et que je dois être le lead vocal du groupe. Ce que je fais maintenant et qui est apprécié de tous. Je suis aussi batteur et percussionniste en matière de musique. J’ai un répertoire assez fourni, à ce jour en matière de chansons. A Bouaké, notre groupe ira représenter le département de Sakassou, dans un concours, très bientôt.  

Lamediane.com : Dans quel domaine précis de l’art comptes-tu faire chemin ?

Bizo : Je ne saurais le dire en ce moment précis mais, je veux être parmi les meilleurs artistes-chanteurs de mon pays en demeurant dans la peinture, la coiffure, la calligraphie, etc.

Lamediane.com : Un appel à lancer ?

Bizo : Je suis à la recherche d’un producteur pour ma première œuvre phonographique. Je sais que ce n’est pas facile de nos jours. Cependant, je reste convaincu que c’est par cette voie, passage obligatoire pour tout débutant que je dois passer. 


Alexandre Djply
08 Sep 2015 17:47



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