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  • CI-SIAC: La société ivoirienne d’assistance aux collectivités (SIAC) organise le mardi 26 mars la cérémonie officielle de restitution des travaux relatifs au recensement du potentiel fiscal de 10 collectivité territoriales.    
  • YOPOUGON ACCADEMIE:Du nouveau au complexe hôtelier mabea beach : Des salles pour anniversaires, cérémonies de baptême, mariages, lieu de sortie de détente etc.… pour plus d’informations appelez au 07169395/ 45619338    

ECONOMIE: Interviews

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DIAKARIDIA DEMBL (DLGU RGIONAL DU GUICHET UNIQUE AUTOMOBILE DE BOUAK) : " CELA Y VA DE LINTRT DE TOUS DE FAIRE LE DDOUANEMENT DES VHICULES "

Le guichet unique automobile de Bouaké a repris du service. Et ce, après un an de fermeture. Avec son premier responsable, Diakaridia  Dembélé nous nous sommes entretenu pour en savoir davantage sur le retour de sa structure dans la capitale de la paix.

Lamediane.com : Monsieur le délégué régional, après une année de fermeture, le guichet unique automobile reprend du service  à Bouaké, sur la pointe des pieds, peut-on dire. Qu’est qui explique ce retour discret ?

Diakaridia  Dembélé : Ouvert officiellement le 2 février 2009 et fermé en janvier 2014, le guichet unique automobile de Bouaké est de nouveau fonctionnel depuis le 1er juin dernier. C’est le lieu de rappeler que jusqu’en fin décembre 2013, nous avions reçu  plus de 1200 véhicules et procédé à l’ouverture de dossiers. Mais les usagers n’étaient plus revenus pour faire le dédouanement. Cela constituait en soi, un important manque à recouvrer.  La douane a donc estimé qu’il fallait fermer le guichet au niveau des véhicules pour faire la synthèse de tout se qui se passait et trouver une nouvelle formule de dédouanement et d’immatriculation des véhicules au niveau de Bouaké.

Lamediane.com : Quelle est donc cette nouvelle formule ?

D D : La nouvelle formule est que quand l’usager fait l’ouverture de dossier au sein du guichet, son véhicule est  parqué pour un délai maximum de 7 jours, le temps de faire la photo d’évaluation. Après les 7 jours, quand la photo d’évaluation est de retour, l’usager sait combien il doit payer à la douane. Il  paye donc  les frais et les taxes douanières avant de récupérer son véhicule.  Ainsi donc, l’Etat pourra rentrer dans ses fonds et mieux contrôler les taxes de douane avant que le véhicule ne soit mis en circulation.

Lamediane.com : Est-ce à dire  qu’aujourd’hui le guichet unique est plus  fréquenté ?

D D : Puisque nous avons rouvert il y a à peine un mois, les usagers viennent mais un peu difficilement  car certains n’adhèrent pas encore à la nouvelle politique qui est de retenir le véhicule sur le parc, jusqu’à ce le dédouanement soit totalement fait. Mais nous espérons qu’ils vont  s’y faire puisque c’est la procédure à suivre. L’Etat ne peut pas avoir beaucoup de taxes à l’extérieur, alors que ces taxes sont déjà sues. Au fur et à mesure donc, nous exhortons les usagers à venir vers le guichet unique. Nous avons commencé à Bouaké et Korhogo va suivre. Il n’y a donc pas d’autre alternative que de suivre cette voie. Cela y va de leurs propres intérêts que faire le dédouanement rapide des véhicules à Bouaké et de suivre cette politique qui consiste à leur  faire gagner du temps. Nous les invitons à venir massivement. Avec le temps, nous pensons que le taux de fréquentation du guichet unique de l’automobile de Bouaké va atteindre  trente à quarante véhicules par jour.

Lamediane.com : Concrètement, avec la nouvelle formule, dites-nous, M. Dembélé Diakaridia, quels sont les avantages liés à la fréquentation de vos locaux ?

 D D : Elle permet aux usagers du centre et du nord du pays de ne plus descendre sur la seule ville d’Abidjan où il y a un engorgement énorme de véhicules. Et où le véhicule peut faire un mois ou deux avant de faire le dédouanement et l’immatriculation, avec des frais supplémentaires (ndlr : déplacement, hébergement, nourriture, etc.). Alors qu’à Bouaké, vous êtes à côté de chez vous et toute cette procédure se fait en un temps record. En plus, le guichet unique de l’automobile de Bouaké n’a pas les mêmes tarifs que celui d’Abidjan. Ici, vous avez un guichet à tarif préférentiel. Seulement au niveau des prestations de Côte d’Ivoire Logistiques et les autres prestataires extérieurs. Pour les redevances 100.000 Fcfa pour les véhicules de moins de 10 ans ici, contre 150.000 FCFA à Abidjan. Donc  les avantages sont énormes.

Lamediane.com : Au terme de cet entretien, y a-t-il un aspect particulier sur lequel vous souhaiteriez insister ?

D D : Nous voulons encore dire aux usagers que le guichet unique de l’automobile de Bouaké est ouvert depuis juin 2014, rien que pur eux. Qu’ils viennent faire le dédouanement de leur véhicule  car cela y va de l’intérêt de tous. Nous voulons les assurer de notre disponibilité et leur garantir que tout ce dont ils ont besoin au niveau de la qualité du service se trouve ici à Bouaké.

 


Sylla B. Bouak
07 Jul 2014 17:39




JUSTIN BAYILI (SECRTAIRE EXCUTIF DE LALLIANCE BORDERLESS) : "LE DVELOPPEMENT CEST DAVANTAGE UNE SAINE COMPRHENSION ENTRE LE SECTEUR PUBLIC ET LE SECTEUR PRIV"

Emanation d’une volonté d’acteurs du secteur privé, l’Alliance Borderless est née en 2011. Objectifs poursuivis : promouvoir et faciliter le commerce régional dans la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Son Secrétaire Exécutif, Justin Bayili a bien voulu se prêter à nos préoccupations. C’était à la faveur de la dernière réunion du Comité Exécutif de ladite association tenue le 25 octobre dernier, à Abidjan, dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire.

Lamediane.com : Que justifie votre présence en Abidjan avec l’Alliance Borderless ?

Justin Bayili : Nous avons effectué le déplacement d’Abidjan pour deux raisons essentielles. La première est la tenue de la réunion du Comité Exécutif de l’Alliance Borderless. Lequel comité qui est considéré comme le Conseil d’Administration. Il compte en son sein trois membres de la Côte d’Ivoire. C’était un réel plaisir pour nous de retrouver ces trois membres du Comité Exécutif pour tenir cette réunion trimestrielle qui a visé essentiellement à passer en revue les actions menées par l’Alliance Borderless au cours du troisième trimestre de l’année en cours, c’est-à-dire de juillet en septembre mais, également de discuter du projet de programme de la 3ème Conférence annuelle de l’Alliance Borderless qui a lieu à Lagos, dans la capitale économique du Nigeria, en février 2014. Le second objectif de notre présence ici à Abidjan, c’est de profiter de cette rencontre du Comité Exécutif pour élargir la base. Je veux dire des membres de notre Alliance et en rencontrant les chefs d’entreprises ivoiriennes pour leur présenter les missions, les objectifs et les activités menées à ce jour par l’Alliance Borderless. Il est clair que nous avons déjà une dizaine de membres de l’Alliance Borderless ici, en Côte d’Ivoire. C’est également pour nous l’occasion de les briffer sur ce qui a été fait ces derniers mois, au niveau de l’Alliance Borderless.

Lamediane.com : Y a-t-il de l’engouement quant à l’adhésion à Alliance Borderless qui est, faut-il, le rappeler une institution ouest africaine ?

J B : Il faut dire que l’Alliance Borderless une association fondée particulièrement par le secteur privé. Et donc, les adhésions sont avec les entreprises privées mais, nous avons également comme membres certaines structures para-étatiques qui interviennent dans le développement du secteur privé. Prenons par exemple les Conseils des chargeurs où ces Chambres de commerce sont toujours des établissements publics. Tout simplement parce que sont ces mêmes acteurs qui constituent les Chambres de commerce, les Conseils des chargeurs qui, quelque part dans une certaine mesure travaillent à créer les conditions pour faciliter le commerce et le transport. Il est clair que dans ces conditions, ce sont nos partenaires de premiers choix dans la mission que Borderless s’assigne, à savoir travailler à l’amélioration du climat des affaires dans les régions. Donc, du point du vue de l’adhésion, nous avons commencé timidement avec une dizaine de membres. Aujourd’hui, nous avons cinquante six entreprises de toutes tailles confondues. Nous avons des multinationales telles que Nestlé, Olam, des entreprises à dimensions nationales mais également des petites et moyennes entreprises qui s’intéressent au commerce transfrontalier et pour qui l’amélioration du climat des affaires peut constituer un plus pour leur permettre de mieux s’épanouir dans la région. 

Lamediane.com : A mi-parcours de vos activités avec l’Alliance Borderless, peut-on parler de satisfaction maintenant?

J B : Absolument. Nous sommes totalement satisfaits  et je crois que cette satisfaction est également partagée par le Comité Exécutif. Nous partagerons incessamment avec vous notre rapport d’activité, ne serait-ce que le seul rapport du dernier trimestre et vous verrez que premièrement, du point de vue de l’assise même de l’association, nous avons pu installer huit comités nationaux en Afrique de l’ouest en ce qui nous concerne. Nous avons ouvert des centres frontaliers d’informations sur quatre frontières et un port. Nous continuons de nous imposer petit à petit comme étant des partenaires sérieux aussi bien pour des organisations de la région telles que la Communauté  Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Economique Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) que pour certains partenaires techniques et financiers de la région. A preuve, nous venons de signer un aide-mémoire avec la Banque Africaine de Développement (BAD) et nous sommes en train de développer des projets avec cette même banque en vue de la facilitation du commerce et du transport en Afrique de l’ouest.

Lamediane.com : Vous disiez tantôt que vous êtes satisfaits au niveau de l’Alliance Borderless. Mieux, pouvons-nous connaître vos perspectives à ce jour ?

J B : Oui, les perspectives sont immenses et les enjeux véritablement nombreux. C’est vrai que dans un environnement de plus en plus compétitif, la tendance est aujourd’hui à la protection, de sorte que certains principes qui ont été édictés par les deux commissions économiques de la région CEDEAO et l’UEMOA sur le principe de la libre circulation des personnes et des biens, particulièrement sur la libre circulation des biens dans le cadre du schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO, aujourd’hui est mis à rude épreuve dans certains pays. Ce qui veut dire qu’il y a nécessité pour nous redoubler d’énergie pour sensibiliser encore davantage les gouvernants mais, surtout les administrations qui interviennent dans le commerce sur la nécessité, je veux dire, non pas d’ouvrir le pays mais qu’un produit dès lors qu’il est de fabrication CEDEAO ait la latitude de circuler à l’intérieur de l’espace CEDEAO comme le veulent, je veux dire, les pères-fondateurs de cette communauté. L’autre défi, bien entendu, c’est  un défi en termes de membres. Une association vit essentiellement de sa reconnaissance sociale. Cette reconnaissance sociale passe par la qualité des membres qui la composent. Aujourd’hui, au-delà des multinationales qui sont membres de l’association,  nous travaillons à ce qu’au niveau national  les entreprises véritablement se l’approprient. Et effectivement, l’association est en phase, je veux dire, que tout va dans le sens que nous souhaitions. Donc, c’est également un  autre défi à relever et par l’accroissement de ses membres que quelque part, l’association pourra également se donner les moyens, les ressources nécessaires pour pouvoir accomplir ses missions. Et bien entendu, nous pensons que l’environnement reste favorable à tout ce que nous faisons, entreprenons aujourd’hui.  En ce sens que nous avons des partenaires techniques et financiers qui de plus en plus sont également soucieux des questions d’infrastructures routières mais, qui sont également soucieux de créer les conditions pour permettre à la région, je veux dire, de profiter d’abord  davantage des échanges à l’intérieur de la région mais, également avec le reste du monde. Ce qui veut qu’il faut créer les conditions pour permettre au commerce de véritablement contribuer positivement au développement de la région. C’est pour cela nous disons que malgré ces défis, les perspectives sont là. Elles sont bonnes et nous pensons véritablement que l’avenir nous appartient en ce sens que de plus en plus nous travaillons à l’avènement d’un même marché commun dans la CEDEAO. Nos chefs d’Etat qui se sont retrouvé en session extraordinaire la semaine dernière à Dakar, dans la capitale sénégalaise ont également pour souci de contribuer justement à créer ses conditions par l’adoption du tarif extérieur commun.

Lamediane.com : Un appel à lancer ?

J B : L’appel que je voudrais lancer, c’est celui aux entreprises pour qu’elles rejoignent l’Alliance Borderless, parce que c’est ensemble à travers le plaidoyer que nous pourrons créer les conditions et emmener nos gouvernants à proposer des politiques nécessaires qui facilitent l’exercice des affaires dans la région. Le second appel va à l’endroit de nos administrations publiques. Qu’elles comprennent que l’expérience a montré que le développement dans d’autres pays que nous citons aujourd’hui, en exemple, l’Asie de Sud-est, le développement c’est davantage une saine compréhension entre le secteur public et le secteur privé qui se donne main dans la main parce que poursuivant les mêmes objectifs qui sont ceux de développement pour créer des conditions saines pour le développement du secteur privé et que celui-ci en retour crée la richesse au niveau national et que cette richesse soit repartie pour le bien-être des populations de la région. Je crois que c’est ensemble main dans la main que véritablement nous pouvons atteindre cet objectif, c’est-à-dire créer de la richesse pour tout le monde.

 


Bruno Kouassi
31 Oct 2013 13:46




EKOUN GERVAIS (PRSIDENT DU SYNDICAT NATIONAL DES PRODUCTEURS DEAU AGRE DE CTE DIVOIRE (SYNAPEA-CI)) : " AVEC LA SUPPRESSION DES SACHETS DEAU EN PLASTIQUE, 200 ENTREPRISES AGRES DE PRODUCTION FERMENT BOUTIQUE. "

 

La suppression des sachets d’eau en plastique est d’actualité en Côte d’Ivoire. Selon les acteurs de ce secteur d’activité, le communiqué gouvernemental et la réaction du ministère de l’Environnement ne s’accordent pas : le premier ne parle de parle suppression totale. Cependant, affirment-ils, c’est que compte faire le second.

 

Lamediane.com : M. le Président, comment avez-vous accueilli la décision de supprimer les sachets plastiques d’eau de la part de l’Etat ivoirien ? 

EKOUN GERVAIS : D’abord, il faut recentrer les choses, le communiqué du gouvernement du 22 mai dernier n’a pas parlé de suppression totale de sachets comme nous l’a signifié le ministre de l’environnement le 30 juillet 2013. Le communiqué a dit que l’Etat supprimait les types de sachets en polyéthylène pur avec lequel nous travaillons actuellement. Et l’Etat nous a donné six mois pour épuiser les stocks que nous avons de matière produite sous l’ancien format de sachets, pour le remplacer par du polyéthylène cette fois-ci biodégradable avec des micros particules qui se désagrègent aussi rapidement dans la nature. Bien entendu que nous sommes des opérateurs économiques, nous avons bien accueilli la mesure telle qu’annoncée par le porte-parole du gouvernement le 22 mai. Parce que cette déclaration nous permettait de continuer à travailler. Mais cette fois-ci en sachets plastiques biodégradables, contrairement aux premiers matériels avec lesquels nous travaillions. Mieux, nous avons fait des points de presse pour donner notre position qui tendait à accompagner le gouvernement dans cette mesure, surtout qu’il s’agit de rendre la ville d’Abidjan et la Côte d’Ivoire propres.

Lamediane.com : Y a-t-il des préjudices importants que connait votre secteur par rapport à cette suppression ?

E G : On ne peut pas parler. Comme je vous l’ai dit, la position du ministre de tutelle, à la rencontre du 30 juillet remet tout en cause. Notamment le recyclage des sachets, la sensibilisation des ivoiriens. Il faut reconnaitre que les ivoiriens ne sont pas informés en long et en large sur la suppression des sachets plastiques. Les conséquences sont incalculables pour notre secteur d’activité. Ce sont les 200 entreprises agréées de production d’eau qui ferment boutique. Ces 200 entreprises ont fait des investissements qui s’élèvent à plus de 15 milliards de Francs CFA, empruntés aux banques et non encore amortis. Aussi, six mille employés avec la suppression vont-ils directement à la rue de même que plus de soixante mille autres acteurs du secteur de l’eau.

Lamediane.com : Pour vous, qu’aurait fait l’Etat au lieu de parler de suppression des sachets ?

E G: Nous avons lu et passé en revue toutes les autres lois prises dans les autres pays en ce qui concerne l’interdiction des sachets, tous ces pays font la promotion des sachets biodégradables. Avant la décision de supprimer des sachets plastiques, l’Etat aurait pu se concerter avec les acteurs de sachets plastiques. Tel n’a pas été le cas.

Lamediane.com : Avez-vous un  plaidoyer à faire à l’endroit de l’Etat ?

E G : Je suis un opérateur économique et je suis fier d’avoir Alassane Ouattara comme Président de la république, un président qui appelle les jeunes à investir. A son appel beaucoup de jeunes ivoiriens ont investi dans le secteur de l’eau. Je demande à l’Etat de revoir sa position en vue de sauver des milliers d’emplois qui vont disparaître avec la suppression des sachets plastiques d’eau. Je souhaite que l’Etat de Côte d’voire avec à la tête le président Ouattara entendent le cri de cœur des producteurs de sachets d’eau en plastique.

 

 


Ouattara Ahmed
16 Sep 2013 15:49



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