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  • YOPOUGON ACCADEMIE:Du nouveau au complexe hôtelier mabea beach : Des salles pour anniversaires, cérémonies de baptême, mariages, lieu de sortie de détente etc.… pour plus d’informations appelez au 07169395/ 45619338    

ECONOMIE: Reportage

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CI-RGION DU BAFING / TOUBA : LEVEURS ET BOUVIERS INDSIRABLES

(Un reportage de Aminatou Alexandrie, Envoyée spéciale dans le Bafing)

De vives tensions sont récurrentes entre éleveurs et leurs bouviers, d’une part et agriculteurs villageois, des autochtones, d’autre part, à Touba, dans la région du Bafing. Des attaques de parcs à bovin et des incendies de campements peulh se multiplient.

 

Mardi 23 février 2016, il est 10 heures. Sur informations d’une de nos sources, nous arrivons au parc à bovin de l’éleveur Nassourou Gnagadou, situé non loin du village de Djoman. Constat : des campements brûlés de peulh-bouviers, dans les environs du village de Gboni.

 

Sur le parc de M Nassourou, l’amertume des bouviers est palpable. "Dans la nuit du 17 au 18 février 2016, des dizaines de villageois, dont certains armés de fusils de chasse sont venus nous attaquer, en tirant des coups de feu en l’air.  Pris de panique, pour sauver nos vies, nous avons fui le parc et abandonné nos bêtes. Vingt quatre heures après le passage de nos agresseurs, nous sommes retournés au parc, notre lieu de travail  où nous avons constaté la disparition de plusieurs bœufs. Sur 142 têtes que comptaient le parc, il ne reste que 47, ce 23 février", à en croire notre interlocuteur et ses bouviers, il s’agit d’une attaque perpétrée par des villageois hostiles à leur présence.

 

Aussi, rejette-t-il, la thèse née de conflits qui a ses origines dans des destructions de champs.

 

En outre, il reconnaît que ce phénomène crée généralement des tensions entre éleveurs et agriculteurs dans la partie septentrionale de la Côte d’Ivoire. "Les éleveurs et bouviers qui exercent dans les localités villageoises de Touba, sont confrontés à divers problèmes. Des bouviers sont agressés et des bœufs abattus fréquemment. Et des campements de peulh-bouviers incendiés. Nous ne sommes plus en sécurité dans l’exercice de notre métier d’éleveur et de bouviers. Je viens de perdre 95 bœufs dans l’attaque de mon parc, c’est énorme et insupportable, mais je m’en remets à Dieu et aux autorités ivoiriennes pour que justice soit faite. J’en appelle au calme de tous les éleveurs et bouviers victimes des attaques et autres incendies de campements", a déclaré M Nassourou.

 

Pour nombre d’observateurs, dans la région du Bafing, afin d’éviter les situations conflictuelles quasi-permanentes entre éleveurs, bouviers et leurs hôtes, il faut moderniser l’activité des bouviers. Une démarche qui va, dit-on, constituer à localiser, identifier et recenser les acteurs (éleveurs et bouviers) de chaque zone du nord du pays.

 

Mieux, estime-t-on, l’installation des éleveurs et bouviers dans les localités villageoises doit être désormais placée sous contrôle des autorités préfectorale, sous-préfectorale, voire militaires…, un calme précaire régnait dans ladite localité, au moment où nous quittions, ce 24 février 2016. 

A A

 

 

 

 


A A
25 Feb 2016 18:08




CI- KORHOGO / SANT ANIMALE : UNE CAMPAGNE DE VACCINATION EN COURS

Aminatou Alexandrie, Envoyée spéciale à Korogho

L’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Action pour la Défense des Droits des Eleveurs et Cultivateurs (A.D.D.E.C), a entrepris une campagne de vaccination des bœufs de culture attelée (BCA) dans des localités de Korhogo. La campagne qui a démarré au mois de Septembre 2013 se poursuit en ce moment.

Des centaines de bœufs dans les villages de Nenekri, Nangolorogo, Fononvogo, Katanvogo, Vovonon… sont vaccinés contre la trypanosomiase, les parasites internes, péripneumonie et autres dermatoses. A en croire Néou Lassina, Président de l’A.D.D.E.C, l’opération de vaccination des animaux en cours a déjà coûté plus de 3 millions six cent mille Francs CFA (3 600 000 Frcs CFA) en termes de médicaments. "La culture attelée est très développée dans la région des savanes. C’est la main d’œuvre de nombre de paysans. Une bonne production agricole dépend de la bonne santé des animaux. Et c’est ce point qui m’a animé à investir sur fonds propres près de 4 millions dans l’achat de médicaments pour soulager tant soit peu les adhérents de l’A.D.D.E.C, en vaccinant gratuitement leurs bœufs. La campagne de vaccination est faite par des vétérinaires assermentés et avec des produits conventionnels en cours de validité. L’objectif de l’A.D.D.E.C pour la campagne de vaccination en cours est de rassembler les éleveurs et les cultivateurs et les amener à la cohabitations pacifique", a déclaré le président Néou Lassiné. Et de préciser que la campagne s’étend à d’autres localités du territoire national. Au dire du chef de village de Nénékri, Coulibaly Gon, la campagne de vaccination qu’organise l’A.D.D.E.C est un grand soulagement pour nombre de paysans parce que c’est la période d’intenses activités agricoles où les bœufs attelés sont beaucoup sollicités dans les camps. "Dans nos missions à travers des villages, nous avons l’impression que certaines personnes ne souhaitent pas la fin des conflits entre éleveurs et cultivateurs. Certainement parce qu’elles en tirent profit. Ce sont ces personnes là qui ont tendance à saboter le travail que fait l’A.D.D.E.C sur le terrain. Elles refusent de reconnaitre l’autorité de l’A.D.D.E.C qui a pourtant son récépissé de dépôt en bonne et dû forme", a regretté Ouattara Ahmed, le coordonateur principal de l’A.D.D.E.C joint au téléphone. Lors de notre passage à Korhogo, on dénombrait près de huit cent bœufs attelés que l’ONG ADDEC a fait vacciner dans divers villages, selon les statistiques des vétérinaires en notre possession. 

 


A. A
03 Oct 2013 21:47




CI-GRAND NORD/ CONFLITS RCURRENTS LEVEURSCULTIVATEURS : LA.D.D.E.C PROPOSE SES REMDES

Les peuples du nord et nord-est de la Côte d’Ivoire, essentiellement des éleveurs et cultivateurs sont souvent en conflits. Lesquels conflits sont à l’origine de la divagation des animaux. L’Action pour la Défense des Droits des Eleveurs et Cultivateurs (A.D.D.E.C) explore des pistes pour pacifier la cohabitation de cultivateurs et éleveurs.  

Les causes conflictuelles

Selon Néou Lassina (Schélé), Président de l’A.D.D.E.C, de nombreux villages au nord et nord-est de la Côte d’Ivoire possèdent des bœufs, mais malheureusement tous n’ont pas des espaces de pâturages. Pis, nombre de ces bêtes ne sont pas parquées. Conséquence : les animaux vont de village en village à la recherche de l’herbe fraîche à brouter et dans des bas-fonds pour s’abreuver. De leurs déplacements, des  champs sont détruits. Et crée Du coup, des tensions naissent entre cultivateurs et bergers. "C’est une situation qui perdure. Il faut y mettre fin", a estimé Néou Lassina (Schélé). 

Les activités de l’A.D.D.E.C

Au dire de Cissé  Djoukal, premier vice de l’A.D.D.E.C, par ailleurs représentant des ressortissants de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Korhogo, sa structure essaie de rapprocher éleveurs et cultivateurs en créant la confiance entre les deux communautés : l’occasion est donnée à chacune d’elles de s’exprimer, dénoncer et proposer des solutions auxquelles tout  le monde adhère. "Nous avons demandé aux chefs de villages et de cantons, de convaincre les éleveurs à parquer leurs bêtes, à recenser les bergers qui surveillent lesdits  parcs. Le recensement des bergers permet d’éviter la fuite des bergers avec le bétail, un fait fréquent dans l’élevage. Pour l’abreuvage et le broutage des bêtes, nous soumettons aux chefs de villages de négocier avec les localités qui possèdent des terres nanties d’herbes et de bas fond, pour que celles qui en manquent les utilisent de temps en temps pour leurs animaux", a déclaré le président de l’A.D.D.E.C. Et d’ajouter que l’application des recommandations de la part des populations concernées se fait en échange d’argent ou de bête, selon l’accord des deux parties en conflit et sous la supervision de l’A.D.D.E.C. Selon des éleveurs et cultivateurs rencontrés, la stratégie de l’A.D.D.E.C porte déjà ses fruits. Pour eux, les conflits tendent à diminuer maintenant dans leurs localités. Toute chose, disent-ils, qui est signe de confiance et entente.                                                      

Des moyens insuffisants

"Dix motos et deux véhicules de type tout terrain, composent les moyens de mobilité  l’A.D.D.E.C actuellement pour courir la vaste zone de production animale", a fait savoir le premier responsable de l’A.D.D.E.C, Lassina Schele, qui estime que ce moyen est insuffisant pour mener à bien sa mission. Des responsables de l’A.D.D.E.C affirment que pour réussir leur mission, il faut accroître le nombre de véhicules et motos. Ainsi, que des ordinateurs de bureau pour équiper les délégations régionales. "Les responsables, de l’A.D.D.E.C nous visitent régulièrement et sont à notre écoute. Leur présence et actions réconfortent les cultivateurs qui sont malheureusement les grandes victimes de la divagation des animaux. Si les missions de l’A.D.D.E.C sont menées avec sincérité, courage et impartialité, les conflits entre éleveurs et cultivateurs prendront fin dans les zones d’élevage", a rassuré Coulibaly  Issa, représentant  des chefs de canton de Korhogo que nous avons rencontré lors de notre passage. Aussi, à partir de Korhogo, les responsables de l’A.D.D.E.C souhaitent-ils étendre ou renforcer leurs compétences dans les régions du Tchologo, Kabadougou, Bafing, Worodougou, Folon, Hambol, de Bounkani, Gbêkê, Gontougou, La Bagoué…     

 


Ouattara Ahmed
22 Jul 2013 19:36



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