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  • CI-CARTE NATIONALE D’IDENTITÉ :le gouvernement a prorogé mercredi, la validité des cartes nationales d’identité jusqu’au 30 juin 2020    
  • CI- PRÉSIDENTIELLE2020:Marie Carine Bladi, présidente du Nouvel Ivoirien- Côte d’Ivoire Nouvelle(NICIN) apporte son soutien à la jeunesse de Treichville.    
  • CI-SIAC: La société ivoirienne d’assistance aux collectivités (SIAC) organise le mardi 26 mars la cérémonie officielle de restitution des travaux relatifs au recensement du potentiel fiscal de 10 collectivité territoriales.    
  • YOPOUGON ACCADEMIE:Du nouveau au complexe hôtelier mabea beach : Des salles pour anniversaires, cérémonies de baptême, mariages, lieu de sortie de détente etc.… pour plus d’informations appelez au 07169395/ 45619338    

SOCIETE : Enquête

Document sans nom


CI-ABIDJAN/ PNURIE DEAU YOPOUGON-MICAO : PLUS DE 3 000 FAMILLES EN DTRESSE

(Une enquête express de Alexandre Djéply)

Pendant que les dirigeants actuels de la Côte d’Ivoire, au quotidien, projettent l’émergence de leur pays d’ici, à l’horizon 2020, la vie à Abidjan, leur capitale économique reste encore précaire. L’insuffisance des besoins socio-économiques (eau, électricité…) est palpable. 

 

A présent, le quartier de Yopougon-Micao, dans le secteur de la zone industrielle de la plus importante commune ivoirienne vit un calvaire. Les populations manquent d’eau depuis cinq jours maintenant.

 

Hommes, femmes et enfants ont perdu le sommeil car obligés de se lever à 2 heures ou 3 heures pour aller à la recherche d’eau en des points de fortune situés à des kilomètres.

 

Nous habitons la cité Sipim. Nous n’avons pas une goutte d’eau dans nos robinets. C’est une grande souffrance que nous vivons. Dans cette période d’enlèvement d’enfants, nos enfants sont obligés de prendre le risque d’aller à 3 heures du matin à la recherche de l’eau dans d’autres quartiers lointains", affirment  des habitantes des sous quartiers Sipim, Géobéton  et Commissaire, rencontrées, ce mardi 17 février 2015. " Quand on trouve un point d’eau, cela donne lieu à des bousculades et ce sont les plus forts qui se font servir", ajoutent-elles.

 

Celles-ci ont déploré le déficit de communication dont la Sodeci fait preuve. A les en croire, l’unique compagnie détentrice exclusive du monopole de la distribution d’eau potable en Côte d’Ivoire ne les a pas informées de  cette coupure prolongée d’eau. Pis, déplorent-elles, la Sodeci n’explique pas non plus les raisons de ce manque d’eau.

 

Le paradoxe de cette situation c’est que c’est ce quartier qui abrite la station de traitement d’eau qui a été inaugurée le 12 décembre dernier par le Chef de l’Etat, le Président Alassane Ouattara. Cette station est censée alimenter tous les quartiers de la zone ouest et nord d’Abidjan.

 

"La station située chez nous alimente les autres quartiers tels que Niangon, Sideci, et nous-mêmes nous n’avons pas d’’eau actuellement. Nous ne comprenons pas ", s’étonne le jeune Rodrigue Kacou.

 

Les populations de Yopougon-Micao, vaste quartier abritant plus de 3 000 familles,  espèrent que ce calvaire ne va pas durer, et comptent sur la diligence des autorités pour sortir de cette situation de détresse.


A. Djply
17 Feb 2015 13:35




CI-BOUAK/ CIRCULATION ROUTIRE : POURQUOI LES DEUX ROUES SONT-ELLES SI PRIMES ?

(Une enquête express de Bruno Kouassi)

Bouaké. Seconde ville principale de la Côte d’Ivoire, capitale du grand centre ivoirien ou encore capitale de la paix privilégie son transport communal au moyen de motos et bicyclettes. Nombre d’arguments, selon des témoignages concordants justifient cette option. Cependant,  deux raisons en sont les principales causes. A savoir : les effets de la crise qu’a connue cette ville, fief de la rébellion ivoirienne dont Guillaume Soro, actuel Président de l’Assemblée Nationale était le Secrétaire Général (premier responsable) et ses nombreuses rues impraticables en automobile.

Les raisons du choix

" A l’éclatement de la crise militaro-politique dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, il n’y avait plus de véhicules à Bouaké. Tous étaient aux mains des rebelles qui les arrachaient aux propriétaires légitimes. Se déplacer à Bouaké était devenu un casse-tête chinois après que les armes s’étaient tues. Toutes les populations vont alors réaliser que la solution pour se déplacer en ces moments passe par les deux roues", confie un habitant de Bouaké qui requiert l’anonymat. Au dire de Bamba S…, un commerçant de Bouaké, la quasi-totalité des ruelles communales sont état de dégradation très avancée. Une réalité dont, dit-il, est peu favorable au transport en automobile sur le territoire communal de Bouaké. " Les motos descendent leurs passagers au point d’arrivée de ceux-ci. Ce que ne font pas les taxis-ville. Quand les femmes reviennent des marchés avec leurs paniers, elles sont obligées de parcourir encore une bonne distance pour arriver à leur domicile respective dans la plupart des cas. Avec les motos, lorsque le passager y descend, il parvient directement à sa destination précise", éclaire-t-il.

Chacun y trouve son compte

Apparemment, les Bouakéens empruntent simultanément taxis-ville et motos. Les vélos en usage sont généralement pour leurs propriétaires. Ils constituent un moyen de déplacement personnel pour ceux-ci, d’après nos investigations sur la première ville du pays Baoulé. Les prix pratiqués sont identiques pour les deux types de taxis : 200 Frs CFA en taxi-ville comme moto. Que justifie l’usage des motos comme moyen de déplacement ? A en croire une agente de santé du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Bouaké, la moto est toujours disponible aux moments qu’elle a besoin de se déplacer. Quand au taxi, souligne-t-elle, il est rare. Cependant, elle déplore le dégoût qu’offre la moto pendant les moments pluvieux. " Vous payez un moyen de déplacement et vous êtes bien trempé sur votre parcours", ironise-t-elle. Les conducteurs de motos-taxis et chauffeurs de wôrô-wôrô avec qui, nous avions échangé semblent gagner leur quotidien dans leur activité respective.

Bouaké, le nouveau visage

Aussi, la ville de Bouaké a-t-elle perdu sa fluide circulation. Des motos-taxis vont et viennent, à longueur de journée avec le plus grand mépris et/ou ignorance des règles de conduite les plus élémentaires. Pis, des informations font état de ce que cet autre type de transport est l’apanage de tout volontaire : pas de permis de conduire pour le transporteur avec des engins de transport public sans assurance. " Ce qui justifie l’hostilité des conducteurs de motos-taxis face aux constats de la police lors des accidents de la circulation", renseigne l’un de nos interlocuteurs. A quand l’organisation du transport-moto s’il s’impose aux populations de Bouaké ? L’Etat ivoirien et les autorités municipales vont, sans doute apporter, bientôt, la panacée aux imperfections qui l’enveloppent.

 


Bruno Kouassi
27 Apr 2014 16:41




CI-BOUAK/ POUR TRE AGENT RECENSEUR : "IL FAUT PAYER"

(Une enquête express de Sylla Boubacar Correspondant Régional) 

Le recensement général de la population et de l’habitat initié par le gouvernement ivoirien en cette année 2014 a débuté ce lundi 17 mars, sur l’ensemble du territoire national. Cependant, le mode de recrutement des agents qui opèrent sur le terrain n’est pas le même partout. A Bouaké, dessous de table et intimités sont exigés aux postulants. Selon des témoignages concordants dignes de foi recueillis sur l’ensemble de la capitale de la paix,  "il faut payer pour être agent recenseur". Pour être présélectionné (e), ce que réitère Kouakou J.M., porte-parole des 674 agents recenseurs de Bouaké, il fallait débourser 5000, 10000, voire 20 000 FCFA ou une virée nocturne pour les jeunes filles. Encore retenu, nous devons refaire la même chose.

Qui sont les "bourreaux" ?

A l’origine de ces méfaits, les agents de l’Institut National de la Statistique (INS), selon notre interlocuteur. "(…) Le népotisme est de mise ici à Bouaké par les responsables de l’Ins. La liste définitive est déjà connue. Selon une source interne, au terme de ces 15 jours de formation, seul les parents, amis et connaissances seront retenus. Ce que nous dénonçons et allons tout mettre en œuvre pour palier à cette situation, même si cela doit empiéter sur le processus de recensement", martèle-t-il. Pis, ajoute-t-il, les responsables de l’INS de Bouaké projettent d’octroyer les primes de transport qu’après le déroulement du recensement. C’est-à-dire, selon nos formateurs, au terme des 31 jours consacrés au recensement. Quand au salaire, poursuit-il, on parle de 100.000 FCFA pour chaque agent. "Nous ne sommes pas dotés de moyens de mobilité. La nourriture sera à nos frais. Pensons aux frais de transport et l’hébergement pour nos camarades dans les villages…", assène-t-il.

Entre doute et espoir

En revanche, le doute s’impose : le recensement général de la population et de l’habitat à Bouaké ne démarre pas jusque-là. Approché, le Directeur régional de l’INS, Merheb Camille rejette les accusations des potentiels agents recenseurs contre les siens. Pour lui, les preuves que ses collaborateurs abusent de ceux-ci restent à démontrer. Ce que le premier responsable de l’INS à Bouaké ne dit pas, c’est pourquoi la date officielle du recensement n’a pas été suivie dans sa zone. Par ailleurs, il faut préciser que 200 chefs d’équipe, 674 agents recenseurs, 38 contrôleurs et cinq superviseurs vont opérer dans  les régions du Gbêkê et du Hambol. Aussi, faut-il rappeler que le dernier recensement général de la population et de l’habitat dans le pays date de 1998. A quand les deux régions précitées vont-elles prendre le train du présent recensement déjà en marche ?

 

 


Sylla B. Bouak
19 Mar 2014 17:32



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