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SPORT : Interviews

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FOOTBALL FÉMININ, SUBVENTION FIFA, TRÊVE EN LIGUE 1, PROBLÈME DE LICENCES…: SORY DIABATÉ DIT TOUT

Le président de la Ligue Professionnelle, Sory Diabaté, s’est entretenu avec la presse en marge de la finale du championnat national de football féminin.

 

Il a passé en revue les sujets brûlants de l’actualité du football ivoirien, à savoir l’état de santé du football féminin, les fonds FIFA, la trêve en Ligue 1 et le problème de qualification de licences.

 

Président, quels commentaires faites-vous au terme du championnat national de football féminin qui a vu une fois encore le sacre des Onze Sœurs de Gagnoa ?

 

Nous venons d’assister à une finale de football féminin et le niveau est bon. C’est un véritable plaisir pour nous de voir les filles jouer aujourd’hui. Quand je regarde ce qui se faisait il y a quelques années dans le football féminin, on n’avait pas une telle qualité de jeu.

 

J’avoue que je suis véritablement impressionné par les Onze Sœurs de Gagnoa, qui ont démontré qu’elles dominent le football féminin ivoirien depuis quelques années.

 

Elles viennent de le confirmer et j’ai retrouvé dans cette équipe trois à quatre joueuses qui évoluent en sélection nationale. Ce sont les rares joueuses de l’équipe nationale qui évoluent dans le championnat national.

 

Pour vous, la présence de ces joueuses est un fait qui mérite d’être souligné ?

 

Effectivement. Vous avez vu, lors de notre dernier match comptant pour les éliminatoires des Jeux Olympiques, seules deux filles locales étaient dans le onze de départ, toutes les autres venaient de l’étranger. En 2011-2012, on n’avait qu’une seule professionnelle, Diakité Binta qui évoluait au Maroc.

 

Aujourd’hui, on en a une vingtaine, ce qui veut dire que le football au niveau des filles en Côte d’Ivoire s’est nettement amélioré. Il faut venir voir les matches et non rester à l’extérieur ou chez soi à Abidjan et porter un jugement de valeur sur le football féminin ivoirien.

 

C’est vraiment un travail qui se fait dans les clubs. C’est donc pour nous l’occasion de féliciter tous ceux et toutes celles qui travaillent au quotidien pour le développement du football féminin. Ils travaillent bien et nous sommes très heureux d’accompagner ce mouvement

 

La Fédération va-t-elle continuer à soutenir le football féminin ?

 

Rassurez-vous, nous allons toujours apporter notre soutien au football féminin. Nous avons débloqué les fonds au niveau de la FIFA. Nous allons enchainer avec la finale de la Coupe nationale et commencer le championnat national de football féminin de Ligue 1 avec dix (10) équipes et aussi un championnat de jeunes au niveau du football féminin.

 

Nous sommes prêts à accompagner la présidente, lui donner les moyens avec les appuis que nous avons pu avoir de la FIFA. Nous n’avons actuellement aucun problème d’argent car nous venons de recevoir 1, 250 million de dollars de la part de la FIFA. Ce qui veut dire que nous sommes de bons élèves et nous continuons à travailler.

 

Le football ivoirien va continuer à travailler pour de bons résultats demain. Merci aux deux équipes, merci à la présidente de la Commission, Mme Ginette Ross, au président de la Ligue amateur qui gère tout ce qui se fait au niveau du football féminin. On espère que notre équipe nationale va se qualifier pour les prochaines échéances.

 

Il y a une polémique qui est née à la suite de la trêve de plus d’un mois au niveau de la Ligue 1…

 

Il faut dire à ceux-là qu’ils ne comprennent rien au football. Chaque année avant de commencer le championnat, nous faisons une réunion de championnat avec les clubs de Ligue 1. Au cours de cette réunion de rentrée, nous donnons le calendrier général.

 

Cette année, le calendrier général comprenait un arrêt de championnat à partir de la 4ejournée.

 

Tenez-vous bien, tous les dirigeants des 14 clubs étaient présents à cette réunion et nous avons dit aux dirigeants des 14 clubs que nous allons connaitre un arrêt à partir de la 4e journée pour reprendre le 25 octobre, selon le calendrier de la CAF.

 

Le 14 septembre, normalement on devait jouer la 4e journée, mais nous avons pu avoir un match amical international avec le Sénégal. Nous avons donné notre accord parce que nous jouons une semaine après (le 20 septembre) contre le Niger dans le cadre des éliminatoires du CHAN. Quand vous devez faire ce match, une semaine avant les joueurs sont au vert.

 

Donc, nous avons décidé de donner la possibilité à notre entraineur local de voir ses joueurs en situation de jeu avant le match aller contre le Niger qui est une compétition officielle. C’est tout ce qui a changé, c’est-à-dire la 4e journée.

 

Et pourquoi la trêve est si longue ?

 

Le 20 septembre nous jouons le Niger. Le 28 septembre 2019 commence le tournoi de l’UFOA au Sénégal. Notre équipe nationale qui joue le CHAN, y prendra part jusqu’au 13 octobre 2019.

 

Cette équipe est composée de joueurs du championnat national de Côte d’Ivoire. Quand nous revenons du Sénégal le 13 octobre, une semaine plus tard, le 20 octobre, nous jouons le match retour contre le Niger ici à Abidjan. C’est après ce match que la semaine suivante on reprend le championnat.

 

Quelle est cette polémique ? Elle n’a pas lieu d’être. Le programme a été communiqué aux clubs en début de championnat. On ne fait que dérouler ce programme en donnant la chance à l’entraineur Gouaméné Maxime de faire un match test.

 

On entend dire que la Fédération n’a pas d’argent. Pourtant, cela fait trois ans et demi qu’on n’a pas bénéficié de la subvention de la FIFA, et la Fédération fonctionne et respecte ses engagements. Le 5 juin dernier à Paris, la FIFA a levé toutes les réserves et nous a donné de l’argent. Vous avez vu qu’on a donné de l’argent aux filles.

 

On parle également d’un problème de licences dû au fait que la FIF n’aurait pas réglé l’opérateur tunisien chargé de la confection de ces documents. Qu’en est-il ?

 

Le problème de licence, ce n’est pas notre fait. Depuis 2011, la FIFA nous a demandé de travailler avec la société NASRI de Tunisie. Et pour sécuriser nos licences, nous avons déplacé notre base parce qu’il y avait trop de tripatouillage de licences ici.

 

On peut trouver des joueurs avec deux ou trois licences parce que des gens rentraient dans notre base pour falsifier les licences.

 

Il y a des gens qui parlent dans le pays, on ne va citer des noms, on sait qu’ils ont fait des choses. On a mis un mouchard dans notre système et on a attrapé plein de gens qui ont donné deux ou trois identités à des joueurs.

 

Depuis 2011, nous utilisons le système NASRI de la Tunisie. C’est avec ce système que nous avons continué à travailler, mais on a constaté de plus en plus qu’il y avait des failles avec ce système. NASRI nous a dit qu’on ne pouvait plus continuer, car la base du serveur a pris un coup.

 

Du moment où le serveur a pris un coup, nous n’avons plus notre base, donc nous avons mis en place un système intermédiaire, le temps que nous ayons notre base pour avoir le contrôle afin de pouvoir protéger notre système de licence. C’est tout. Et on n’est pas les seuls.

 

Vous confirmez qu’on n’est pas les seuls ?

 

Oui, il y a d’autres pays d’Afrique qui ont le même problème que nous parce que la FIFA nous a orientés vers ce système depuis 2011. Il y a le Cameroun et le Sénégal, pour ne citer que ceux-là, mais on fait comme si c’est la seule Côte d’Ivoire qui connait ce problème-là. Les gens crient, mais nous, notre souci est de sécuriser notre base de données.

 

Ceux qui n’arrivaient plus à rentrer dans notre système pour faire des falsifications, ce sont eux qui commencent à crier. Il faut rester serein, on travaille pour avoir un système qui soit conforme à nos aspirations, c’est à dire sécurisé, fortement sécurisé et protégé. Cela va arriver. Pour le moment, qu’est ce qui manque, même si ce sont des papiers ?

 

Nous avons besoin des informations telles que le nom, le prénom, l’affiliation, le club. Aujourd’hui, ce qui change, c’est la forme du document, mais toutes les informations qui sont sur les cartes sont sur les documents qu’on utilise actuellement, et tous les clubs ont été informés. Ce n’est pas une question de manque de moyens, c’est loin d’être le cas.

 

Il s’agit de sécuriser les donner qu’on va utiliser pour jouer le championnat de Côte d’Ivoire. Actuellement, le championnat se joue avec les éléments que nous avons. Aucun club ne s’est plaint jusqu’à présent. Si vous avez envie de faire des réserves, posez les réserves sur la base des règlements qui sont établis.

 

On n’a rien changé, les contrôles se font comme d’habitude. Très bientôt, le nouveau système va commencer à marcher et on va pouvoir établir les licences comme il se doit, comme nous le souhaitons. Nous allons prendre la main et nous allons gérer avec un système de sécurité de qualité pour ne plus être dans les situations que nous avons connues dans le passé.

 

Pouvez- vous nous rassurer que le football féminin ne va plus connaitre d’interruption ?

 

Il n’y aura plus d’interruption dans le football féminin. Il y a une année où nous avons connu une interruption, mais pour quelle raison ? Une journée de football féminin nous coûte 2 100 000 F CFA.

 

Nous avions les moyens, mais les présidents de club de football féminin se sont retrouvés et nous ont dit « si vous ne nous donnez pas de subvention, on ne peut plus continuer ». A leur demande, le championnat a été arrêté. Pas parce qu’on n’a pas les moyens de financement, mais eux ils exigeaient la subvention. On leur a dit, par le passé il n’y avait pas de subvention.

 

On a commencé à le faire, mais s’il y a des ralentissements, il faut nous comprendre. En Ligue 2 et D3, il peut avoir des retards, mais eux n’ont jamais demandé un arrêt car on finissait de solder avant le début de la saison suivante. Malgré cela, ils ont suspendu le championnat. Mais quand ils nous ont demandé de reprendre, on leur a dit non car on était en fin de saison. On est quand même une fédération organisée, on ne peut pas arrêter et venir recommencer. Donc, nous avons trouvé une formule de championnat pour terminer la saison.

 

On n’a pas arrêté le championnat. Quand on est arrivé en 2011, il y avait six équipes. L’objectif c’était d’arriver à dix (10) équipes. Aujourd’hui, nous avons 21 équipes au football féminin. 8 en Ligue 1, 8 en Ligue 2 et 5 en stand-by. Vous êtes passés de 6 à 21 équipes. On ne peut dire que vous avez fait régresser le football féminin. Dans l’histoire du football féminin ivoirien, on n’a jamais joué une CAN.

 

C’est avec notre équipe que nous avons joué une CAN et nous avons remporté la médaille de bronze qui nous a conduits pour la première fois à la Coupe du monde au Canada. Aujourd’hui, nous avons vingt filles qui jouent à l’étranger et qui arrivent à subvenir aux besoins de leur famille. Nous avons payé des salaires de 100 000 F CFA aux joueuses pendant un an et demi , et nous allons le refaire si elles arrivent à se qualifier, pour assurer leurs quotidien.

 

source : fifciv.com

 


sercom
11 Sep 2019 05:38




CI-FOOTBALL/ AFFAIRE "C’EST SIDY QUI A RAPPELÉ KALOU EN SÉLECTION": LA RÉPLIQUE CINGLANTE DE BONAVENTURE KALOU À SORY DIABATÉ

Crise à la FIF : les vérités cinglantes de Bonaventure Kalou. L'ex-international ivoirien répond à ses détracteurs, à travers un échange qu'il a eu avec le journaliste-écrivain André Silver Konan. 

 

Que reprochez-vous exactement à la gestion actuelle du football par la Fédération ivoirienne de football ?

C’est une gestion opaque du président Sidy Diallo et de son équipe. Sous son mandat, plusieurs grands sponsors tels Orange et Bolloré  ont arrêté leur appui à la sélection nationale, pour des raisons liées à la personne du président de la Fédération. Ce dernier entretient des relations conflictuelles avec des dirigeants de clubs et non des moindres, Me Roger Ouégnin de l’Asec Mimosas et Jacques Anouma, l’ancien président de la fédération. On ne peut pas diriger une fédération de football, espérer glaner des lauriers importants, en ouvrant autant de fronts. Le dernier étant la bagarre avec le président de la Fédération marocaine de football. Quel exemple veut-on donner à nos jeunes footballeurs quand le président de la fédération lui-même se bagarre ? Quel message veut-on passer en terme de fair-play, quand cinq à six jours après, au lieu de s’excuser, on réitère que si cela était à refaire, on l’aurait refait ? A ce niveau, on doit être un exemple, en termes de comportement et de gestion. De même, il gère sans rendre compte à ses mandants, à savoir les dirigeants de clubs qui l’ont élu. C’est la raison pour laquelle des clubs lui demandent une assemblée générale. L’assemblée générale n’est pas de la mer à boire. Quand on a rien à se reprocher, on ne fuit pas une assemblée générale, on ne conteste pas la procédure de demande d’une assemblée générale, en s’appuyant sur des questions de forme, liées à une virgule ou à un point-virgule ou en usant de chantage à la subvention, pour amener certains signataires à renier leurs signatures. Au demeurant, Sidy n’a pas su réunir autour de lui tous les animateurs du monde du football en Côte d’Ivoire. Et cette propension au refus du fair-play s’est accentuée à l’issue de sa réélection. Le problème va au-delà de Sidy Diallo. C’est une réforme du football ivoirien que nous demandons, y compris la réforme de la gestion des clubs. En clair, même ceux qui réclament des comptes à Sidy Diallo doivent faire la démarche pour se mettre à niveau, par rapport au logiciel de gestion d’un club de football moderne.

 

Comment expliquez-vous la débâcle des Eléphants, deux ans seulement après leur victoire à la coupe d’Afrique ?

Cette débâcle était prévisible. L’équipe avait pour ossature les "Académiciens" »de la génération 90. Il fallait préparer une nouvelle génération pour prendre la relève, ce qui n’a pas été fait. La stratégie qui consiste à se baser sur des bi-nationaux ne me semble pas efficace. Je précise que je n’ai absolument rien contre les bi-nationaux, ils sont d’ailleurs très brillants. Cependant ils ne connaissent pas bien l’environnement africain et ivoirien en particulier. Ils arrivent et sont comme jetés dans la fosse aux lions. Globalement, le contexte africain est différent du contexte européen. Former donc une équipe en se fondant sur cette unique stratégie est risqué et la conséquence est visible, c’est la débâcle. Il eut fallu former une ossature et faire soutenir celle-ci par des bi-nationaux, pas le contraire. L’échec était donc prévisible au regard de la politique actuelle du football défendue par l’équipe dirigeante. Rappelez-vous, avant le match contre le Maroc, j’avais prédit qu’une victoire serait problématique et que si celle-ci survenait, ce serait parce que les jeunes gens se seraient battus comme des lions, et que de toutes les façons, c’aurait été un arbre de victoire ponctuelle qui aurait caché une forêt de panne de stratégie structurelle.

 

Vous vous attaquez à la vision actuelle de Sidy Diallo, mais à en croire son bras droit, Sory Diabaté, vous-même avez bénéficié de cette vision, puisque c’est lui qui vous a rappelé en équipe nationale. Comment pouvez-vous profiter d’une « vision » et venir quelques années plus tard, la critiquer ?

Au moment où je jouais en équipe nationale, Sidy Diallo n’était pas président de la Fif, il était deuxième ou troisième vice-président. Il n’aurait donc pas eu le pouvoir de me rappeler en sélection nationale. Au demeurant, le fait même que son équipe actuelle le dise (quoique cela soit faux en ce qui me concerne) signifie que c’est leur vision d’une sélection nationale. Je ne suis pas étonné qu’on ait accusé, à un moment donné, des dirigeants, de monnayer l’appel en sélection. Personnellement, je ne rentrais pas dans ce canevas, chaque fois que je suis venu en sélection, c’est parce que je le méritais. Quand on partait à la coupe du monde, je jouais à Paris et j’étais le meilleur à mon poste. L’entraîneur n’est pas dupe, il m’a fait appel. Quand je ne l’ai plus mérité, je ne suis plus allé en sélection. C’est aussi simple que ça. En définitive, cette vision est paternaliste et est en totale contradiction avec la vision orthodoxe d’une sélection nationale. En effet, on vient en sélection nationale parce qu’on a les aptitudes nécessaires, non parce qu’un président de fédération vous y appelle. En outre, il n’appartient pas à un homme qui n’est pas sélectionneur national, fut-il président de la fédération, de convoquer des joueurs en équipe nationale. Sans doute que c’est ce qui est fait sous sa présidence, à savoir que les joueurs sont appelés selon son bon vouloir et c’est vraiment malheureux. C’est tout cela qui nous détermine à réclamer une réforme du football ivoirien.

 

Que répondez-vous à ceux qui disent que votre génération veut prendre le pouvoir à la Fif ?

Le football nous a permis d’être ce que nous sommes aujourd’hui. Nous aimons le football, nous voulons que d’autres jeunes réussissent dans la vie grâce au football. Nous ne pouvons donc pas assister à la prise en otage de ces rêves et ne rien faire. Ce serait une fuite de responsabilités. Nous ne pouvons pas regarder, en tant que spectateurs, à la mise à mort du football ivoirien, alors que nous avions été des acteurs. Ce sont des prises de position normales et légitimes. Une chose est certaine, que ce soit Didier Drogba ou moi, nous ne pouvons pas faire pire que ce qui est fait actuellement, vu le niveau où notre football se trouve.

 

En quelques mots, quelle est votre vision du football ?

Ma vision est simple. Nous sommes allés en Europe pour nous frotter à ce qu’il y a de mieux, en termes d’organisation, de gestion et de management du football. Le football est un spectacle mais à la fois un business qui se vend très bien. Il faut juste savoir le vendre, avoir un projet et intéresser les managers. La stratégie basée uniquement sur des subventions de la fédération est limite et c’est malheureusement cette vision qui est poursuivie par de nombreux dirigeants de clubs aujourd’hui. Conséquence : ceux-ci, comme on le voit en Côte d’Ivoire, sont sujets à du chantage à la subvention. Pour rendre le championnat plus attrayant, les clubs doivent être davantage forts, en allant chercher des partenariats ici ou ailleurs. L’objectif étant de garder sur place nos meilleurs éléments. En effet, ce qui se passe aujourd’hui est que quand un jeune réussit deux ou trois matchs, il cherche tout de suite à se rendre dans les pays du Maghreb, voire en Mauritanie. Le football ivoirien est riche, sauf que seule la fédération profite de cette manne.

 

En 2021, la Côte d’Ivoire va organiser la CAN à domicile. Comment ne pas se faire humilier?

Il faut que le ministre s’implique davantage dans cette crise qui risque de perdurer entre d’un côté ceux qui demandent une assemblée générale et de l’autre ceux qui ne veulent pas en entendre parler à la fédération. Aucun projet important ne pourra évoluer, tant que cette méfiance et cette crise demeurera. Sinon pour ma part, c’est simple, il faut davantage investir dans la formation. On n’a plus trop le temps, il reste trois ans. Il faut aller chercher les meilleurs formateurs pour qu’ils viennent former ceux qui forment les gamins. Il n’y a pas de secret, quand les Belges n’arrivaient pas à se qualifier pour les compétitions européennes, ils ont amené tous leurs formateurs en France, quand ce pays a remporté la coupe du monde en 1998. Le résultat ne s’est pas fait attendre : la Belgique dispose de l’une des meilleures équipes en termes de jeu, en Europe. Cependant pour pouvoir investir dans la formation, il faut que tous les différends soient aplanis. Le statu quo n’est à l’avantage de personne.

 

On va parler d’autre chose. Globalement, qu’est-ce qu’il faut pour un éveil des consciences de la jeunesse africaine ?

La jeunesse africaine doit commencer à se prendre en charge. En tant que jeunes, nous devons arrêter le suivisme "moutonnier" qui consiste à suivre, sans réfléchir, sans effort personnel d’analyse de la situation, tout ce qu’un leader politique dit. Chacun de nous en tant que jeune doit réfléchir pour lui-même. Le temps où on votait une personne selon sa région ou son groupe communautaire est révolu. La meilleure façon de s’affranchir est de voter des programmes et des idées et je pense que ces temps-là sont en train de venir. Dans tous les pays du monde les jeunes essayent de s’affirmer et de s’affranchir. Le président français Emmanuel Macron est le symbole achevé de cet affranchissement. Le monde bouge et il faut bouger avec lui, pas de rester dans l’obscurantisme et entretenir des positions effroyablement partisanes comme je le vois souvent sur certains forums de discussions de jeunes intellectuels.   

 

Quel est votre rêve secret pour la Côte d’Ivoire ?

Mon rêve aujourd’hui c’est que le football ivoirien sorte de ces sentiers battus, retrouve ses lettres de noblesse et se lance irrésistiblement vers le sommet. Mais au-delà du football, c’est un rêve pour la Côte d’Ivoire. Je rêve que les élections de 2020 se déroulent sans violences. J’entends des choses et certaines personnes, à tort ou à raison, ont peur. Je ne cache pas que des amis m’ont déconseillé de faire revenir mes enfants au pays, au motif que "ce n’est pas fini", mais j’ai pris l’option d’un retour définitif dans mon pays. Je ne souhaite pas que les élections soient des moments d’angoisse pour les populations. Les élections doivent se passer de façon apaisée, comme au Ghana, qui est un bon exemple de transition et d’alternance. Nous ne construirons pas ce pays sur la base de guerres et de violences. L’histoire est un perpétuel recommencement et quand on ne tire pas des leçons du passé, on est amené à répéter les mêmes erreurs.  

 


ASK
24 Jan 2018 15:22




SARÉ ABDOULAYE (PDT DU COLAMKO) : " LE COLAMKO VA PERMETTRE DE VALORISER UNE FOIS DE PLUS LA VILLE DE KORHOGO "

Saré Abdoulaye est le Président du Comité d’Organisation du Marathon de l’ascension du Mont Korhogo (Colamko), couru le 14 septembre dernier. Suite à cette grande première, dans la capitale du poro, il a bien voulu se confier à lamediane.com. Entretien.

 

Lamediane.com : Après votre succès enregistré au Marathon de l’ascension du Mont Korhogo dénommé Colamko, le 14 septembre 2017, quelles sont les perspectives dans votre mission ?

 

Abdoulaye Saré : Nous sommes très heureux pour cette première édition. Comme vous le dites, cette première édition a été un succès populaire, parce que les gens de Korhogo sont sortis massivement pour que l’événement puisse se tenir. Je voudrais saisir cette opportunité que vous nous donnée pour remercier tous nos sponsors, remercier tous ceux qui ont accompagné sur cette première édition. Il faut souligner que c’était simplement une première édition. Nous avons d’autres éditions qui vont venir, à Korhogo. En plus de cela, nous sommes en train de prospecter aux niveaux des localités de Man et de Bondoukou. Nous avions eu écho des montagnes de ses deux zones de la Côte d’Ivoire qui sont favorables à la tenue de notre activité. Nous allons travailler pour voir comment mettre ces deux zones en valeur, à travers le sport, la culture et le tourisme. Voilà un peu ce que nous sommes en train de faire, ces temps-ci pour préparer certes, la deuxième édition de l’ascension du Mont de Korhogo mais, aussi préparer les éditions de Man et de Korhogo.

 

Lamediane.com : Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour agir, puisque vous constatez en même temps que nous qu’il y avait longtemps un vide à combler quand aux marathons qui ont pour particularité l’ascension de sommets ?

 

A S : C’est dans la veine puisque nous avions dit que cette compétition se déroulait d’autres pays, notamment au Burkina-Faso, Cameroun… mais elle n’existait pas en Côte d’Ivoire. Il était donc  intéressant pour nous de ramener cette compétition en Côte d’Ivoire. C’est la raison pour laquelle, nous l’avons initiée. C’est vrai, il y a plusieurs événements qui ne se déroulent pas encore ici mais, je pense que des confrères, des collègues comme nous, vont réfléchir dans le même sens et vont pouvoir mettre ces activités aussi dans notre pays afin de pouvoir les promouvoir et permettre aux athlètes des autres pays de venir découvrir notre beau pays et savoir que la Côte d’Ivoire est une terre d’accueil et une terre qui permet de promouvoir toutes les activités aux niveaux sportif, culturel et touristique.

 

Lamediane.com : Alliez-vous bénéficié de soutiens de la part d’autorités nationales dans la poursuite immédiate de votre activité ?

 

A S : Bien ! Pour la première édition, nous avions juste eu un sponsor qui nous a accompagnés. C’est la Loterie Nationale de Côte d’Ivoire (LONACI) qui nous a donné un appui financier. A part cette structure, les autres sponsors nous ont donné du matériel pour pouvoir tenir l’événement. Pour les autorités comme vous le dites, nous avions cherché maintes fois à les rencontrer mais, malheureusement nos démarches auprès de celles-ci n’ont pas abouti. Cependant, juste à la fin du marathon de Korhogo, nous avons eu des contacts avec des autorités de Korhogo, nous sommes convaincus que, comme elles l’ont dit, pour la deuxième édition qui va se tenir, l’an prochain, elles vont prendre les choses à bras le corps pour que l’événement puisse être comme ce que nous avions souhaité, c’est-à-dire, l’événement de Korhogo avec les autorités de Korhogo.

 

Lamediane.com : Alors c’est un appel du pied que vous faites, à l’endroit de celles-ci?

 

A S : C’est exact. C’est un appel que nous lançons à toutes nos autorités de Korhogo, sans distinctions de quoi que ce soit et bien-sûr aussi aux promoteurs qui ont des entreprises à Korhogo pour leur dire que le Colamko, c’est leur événement. Le Colamko, c’est l’événement qui  va permettre de valoriser une fois de plus la ville de Korhogo. A partir de ce moment, il faudrait qu’autorités, promoteurs et personnes ressources puissent accompagner l’événement pour le faire grandir afin que Korhogo soit un pôle à la fois sportif, culturel et touristique.

 

Lamediane.com : Votre appel est-il valable pour toutes les localités qui vont abriter un marathon que vous allez organiser ?

 

A S : Bien-sûr ! L’événement est sur plusieurs aspects. Nous l’avons tenu à Korhogo pour la première fois mais, nous visons comme nous l’avons déjà dit, les localités de Man, Bondoukou et même temps, nous appelons les autorités de ces deux villes que nous n’avions pas encore visitées de se préparer parce que nous allons venir elles afin que nous puissions tenir notre événement et permettre à Man et à Bondoukou de connaître les plaisirs de ce qu’est une compétition internationale parce que ce que nous avons fait à Korhogo était une compétition internationale. A preuve, au classement de ce marathon, le vainqueur était un ivoirien, tandis que le deuxième et le troisième venaient respectivement du Togo et du Burkina-Faso. Nous allons rééditer le même événement à Man et à Bondoukou pour permettre à ces deux villes de vivre un véritable événement sportif. 

 


Bruno Kouassi
05 Nov 2017 18:34



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